En attendant la sortie, le 5 novembre 2008, du prochain opus des histoires du plus décadent des agents secrets britanniques, j’ai nommé James Bond, le Blog des Montres.fr vous offre une rétrospective exhaustive de toutes les montres que l’agent 007 a portées à son poignet.

Humour british, costumes tirés à quatre épingles, voitures rutilantes et montres “classes”, voici ce que nous retenons du personnage de James Bond. Si les montres portées par 007 sont censées lui être fournies par Q, ingénieur chargé de confectionner les gadgets parfois ridicules du MI-6, celles-ci ont pourtant réellement existé. Une chose est sûre, James Bond change de montre comme de femme, préférant porter au gré des années , puis Seiko, Pulsar et Omega.

Au commencement était la Submariner…

La période James Bond alias Sean Connery est marquée par la Rolex Submariner. Lancée en 1953, ce modèle (référence 5503) devenu depuis un grand classique de l’horlogerie sportive équipait à l’époque certaines forces de l’OTAN donvles nageurs de combats, les commandos et autres SAS. A cette époque, les forces spéciales des grandes puissances occidentales passaient régulièrement commande aux grandes manufactures pour réaliser des gardes-temps résistant à des conditions extrêmes. La Submariner n’est pas la seule montre entrant dans cette catégorie puisqu’elle a été concurrencée par la Fifty Fathoms de Blancpain, portée par les Bérets Verts français.

Une Submariner montée sur bracelet Nato pour combattre Dr No

En 1962, pour combattre Dr No, James Bond, interprêté par l’emblématique Sean Connery, s’est équipé de la Submariner sans date montée (modèle de 1953) sur un bracelet NATO (bracelet en tissu utilisé par les forces de l’OTAN). Dans “James Bond contre Dr No”, la Submariner n’a d’autre fonction que celle d’indiquer l’heure, si ce n’est que de résister à la pression sous-marine, aux fortes chaleurs jamaïcaines et à la radioactivité.

plus précise que les horloges russes dans «Bons baisers de Russie»

Dans “bons baiser de Russie” (1963), Sean Connery est toujours équipé de la Submariner. Avec un humour “So British”, James Bond ne manque pas de vanter les mérites de sa “Sub” - d’ailleurs montrée en gros plan - en critiquant la précision de l’horloge murale de l’ambassade soviétique. Ironie du sort, si la de l’agent 007 n’est pas customisée de quelques gadgets par Q, les montres de ses ennemis sont vectrices de danger: un des membres de Spectre tente de l’étrangler dans un train à l’aide d’un câble en acier dissimulé dans le boîtier de sa montre.

Submariner et GMT Master à l’affiche dans «Goldfinger»

Dans “Goldfinger” (1964), 007 ne commet pas d’infidélité à la Submariner, ce modèle étant désormais surnommé en toute simplicité “Subariner James Bond”. Dans cet opus, la Sub permet à Sean Connery de controler la mise à feu d’un explosif, occasion rêvée pour de mettre davantage en valeur son modèle phare. A noter que la James Bond Girl porte une GMT Master avec lunette rouget et bleue et bracelet acier (modèle de 1954). La GMT Master est dotée d’un second fuseau horaire.

Le match Navitimer Vs Navitimer dans «Opération Tonnerre»

Première infidélité à la Submariner bracelet NATO, Q fournit à Bond une particulière qui lui servira de détecteur de radioactivité. Rassurez-vous, le port d’une n’est que passager et 007 a l’occasion deporter à nouveau sa Sub. A noter que Bond aperçoit au poignet d’un pilote de spectre une Navitimer de . Bref, “Opération Tonnerre” est un véritable match Vs ! Cet opus est en outre la dernière fois que Sean Connery porte une , puisque dans “On ne vit que deux fois, Bond se présente poignet nu!

Avec George Lazenby, la Submariner est toujours «Au service secret de Sa Majesté»

Dans la continuité de Sean Connery, George Lazenby, conserve la mythique Submariner mais lui préfère une édition plus récente avec un bracelet acier. Dans ce sixième James Bond, notre héros porte deux . Outre la Submariner, la deuxième s’avère être un chronographe. Il s’agit en fait d’un modèle tout acier produit entre 1962 et 1967 qu’il utilise pour chronométrer les allées et venues d’une télécabine.

Au prochain article, nous présenterons la période Quartz de James Bond, au cours de laquelle les montres de l’agent secret deviennent des gadgets sans classe…

(Sources: article de Frédéric Lievain sur Le Figaro, Forum à Montres, Swissinfo.ch, James Bond 007.net)

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